La Spiritualité

 
 

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La spiritualité
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Comment considérer la spiritualité.

La spiritualité est ici considérée dans un sens large, au-delà des religions, celles-ci étant les porteurs de la Sagesse de leurs Initiateurs. Les grandes religions ont toutes la même origine et le même Idéal mais parfois la nature du message initial a été dévié ou transformé ou encore interprété pour servir des besoins d’influences ou de pouvoirs.

La spiritualité représente le Monde et la Vie de l’Esprit. Ce monde n’est définissable que par ce qui est indéfinissable mais nous pouvons malgré cela le préfigurer avec des images ou des idées accessibles à la conscience.

L’Esprit est l’Essence de la Vie, la grande Intelligence qui ordonne tout, la source de la Conscience créatrice et de la force d’attraction de l’Amour, le souffle de la Pensée.

La spiritualité concerne le monde objectif de l’Absolu qui contient l’idéal parfait de toutes choses dans la substance éthérique universelle. C’est l’univers subtil de l’informe, du non manifesté qui répond à l’injonction de la pensée pour manifester la forme et inspire le monde de la Matière.

L’Esprit contient et exprime sa Sagesse à travers une gamme très étendue de variations infinies de vibrations qui influencent et orientent l’énergie dans la substance visible et invisible pour se manifester. Son expression peut se traduire par une forme dense, visible et stable ou dans un état subtil, fluide et invisible à la perception des sens humains.

Le Monde de l’Esprit est aussi l’univers de la conscience qui dirige et maintient, déplace et libère son point focal pour créer ou décréer les créations idéalisées à partir du cœur ou de l’ego, de l’amour ou de la peur.

Le Monde de l’Esprit est rempli d’énergie vivante composant une substance éthérique informe, invisible et infinie qui prend soit une forme physique matérialisée, soit une forme sensorielle ou extrasensorielle selon l’idéal, la nature et l’intensité de la pensée.

Le Monde de l’Esprit est la partie non manifestée, intangible et immatérielle de la création physique matérielle manifestée ; l’une et l’autre partie sont indissociables du créateur et de la création. Ce sont les deux faces ou les deux aspects d’une même chose, les deux expressions, les deux flux d’une seule et même énergie.

Le Monde de l’Esprit est le siège, la matrice qui contient, maintient et rayonne l’Idéal parfait de toutes les créations de la Vie. La véritable nature de l’Idéal parfait de la Vie dans sa pureté originelle est la Vérité immuable objective hors de toutes superstitions et croyances qui perpétuent l’illusion d’une vérité subjective.

 

L’Esprit est la source de la Substance Universelle qui est la matière non manifestée en attente de manifestation. La Pensée, dans la pureté de son intention est l’inspiratrice, l’initiatrice de la préfiguration de la forme manifestée. Le Verbe est l’action, la projection, dans l’univers, de la forme préfigurée. L’action est la manifestation physique de la forme préfigurée.

La Pensée initie le processus de création, le Verbe ordonne ce processus et l’action manifeste le processus, c’est l’accomplissement du processus.

L’esprit est le domaine de la création. C’est là que la création de toute chose prend naissance et commence à prendre forme dans la Substance Universelle (Etat en devenir).

Toute chose manifestée dans le monde physique est conçue à partir d’un état originel de perfection. Cet originel de perfection est totalement ou partiellement manifesté ou encore son intégrité est complètement dévié, altéré ou corrompu selon la nature des pensées et des émotions qui accompagnent l’intention initiale.

 

On ne peut nier qu’il existe un Esprit infiniment sage, une intelligence divine et infinie qui imprègne toutes choses. Parce qu’elle imprègne toutes choses, elle est infinie et forme la source de tout. Elles est divine, et sa divinité manifestée sous forme de pensée ou de corps matériel constitue l’existence de toutes choses.

Comment donc l’homme peut-il souffrir par discorde, inharmonie, péché, ou maladie, s’il n’a d’abord idéalisé ces choses, leur permettant ainsi de se manifester ?

S’il reste toujours centré sur l’Esprit de la Sagesse universelle, rien d’inférieur ne peut pénétrer dans sa conscience.

La Vie des Maîtres de Baird T. Spalding – 1924 (p. 333)