L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est l’institution spécialisée des
Nations Unies pour la santé. La Constitution de l’OMS définit la santé comme
un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas
seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. Tous les Etats Membres
ont agrée la Constitution et donc cette définition est probablement la plus
mondialement acceptée, couvrant parmi d’autres les perspectives Occidentales
et Orientales sur la santé.
Définir la Santé d’un point de vue de la médecine, du gouvernement ou
d’autres organisations est sûrement utile pour le développement des
stratégies et politiques locales, régionales et mondiales avec l’objectif
d’améliorer la santé. En définir le succès est moins facile. Bien
évidemment, il n’est pas trop difficile de mesurer l’efficacité des actions
à court terme pour répondre aux besoins urgents d’une épidémie ou maladies
qui accompagnent souvent des catastrophes naturelles. Cependant, évaluer
l’efficacité des programmes de santé à long terme est un autre enjeu. D’une
certaine façon, le progrès quant à la santé physique pourrait s’exprimer par
l’augmentation de l’espérance de vie. Toutefois, l’utilisation des
paramètres scientifiques ne saurait s’appliquer à la santé sociale et
mentale. Corps et Esprit sont intrinsèquement liés :
Mens
Sane in Corpore Sano.
Il est
de plus en plus admis, particulièrement en Orient, qu’un esprit sain a un
effet positif et déterminant sur la santé du corps physique. L’inverse est
moins évident, à savoir, la santé physique n’influence pas nécessairement la
santé mentale. C’est Descartes (1644) le premier qui a énoncé le prétendu
divorce entre le corps et l’esprit. Avant que cette séparation ait un effet
sur la santé, les idées de Descartes ont déclenché une évolution
industrielle et économique sans précédent. Le résultat étant le monde que
l’on connaît aujourd’hui, caractérisé par une croyance profonde que l’humain
contrôle toute la matière.
Je pense donc je suis ?
Non…Je suis donc je pense !
Dans
ce contexte, il n’est pas surprenant que l’homme occidental veuille aussi
contrôler la santé. Apres tout, le corps et, jusqu’à un certain point
l’esprit, ne semblent que des processus biologiques, biochimiques ou
électrochimiques, que l’on peut mesurer, comprendre et contrôler. Depuis
Descartes, la science médicale a évolué graduellement mais pas à la même
vitesse que la science physique. Ce n’est qu’après la seconde guerre
mondiale que la science médicale a entamé sa marche à la conquête de la
santé.
L’espérance de vie a augmenté. Cependant, il est impossible de l’attribuer à
la Révolution Médicale de ces dernières cinquante années. D’autres
facteurs, comme l’hygiène, le progrès économique et la prévention y ont
contribué peut-être autant.
En
moins d’un demi siècle, le monde occidental a crée un environnement par
rapport à la santé caractérisé par une compétition impitoyable entre les
nouvelles industries pharmaceutiques, une croissance des coûts médicaux
incontrôlable, le développement des mega-hopitaux impersonnels. Une
abondance des médicaments remplace déjà des molécules récentes qui ne
fonctionnent plus…
Bien
sûr il y a des victoires, certaines maladies ne se manifestent plus,
d’autres peuvent être contrôler tant qu’il n’y a pas de barrières
économiques ou de disputes de brevets. Dans le domaine de la chirurgie il y
a un progrès énorme. Néanmoins, de nouvelles maladies émergent à une vitesse
inquiétante.
Dans
le monde mécanique, l’entretien préventif est devenu une procédure standard
pour éviter les mauvais fonctionnements imprévus. Une vidange tous les
20.000 km ! Ce n’est pas étonnant que ces méthodes fassent la transition
vers le monde des soins médicaux. Malheureusement, les effets psychiques de
la médecine préventive sont ignorés ou mal compris. La découverte de l’ADN
est sans doute la plus grande réussite de la science médicale. Aujourd’hui,
la mise à l’étude pour produire des pronostics, sous différentes formes à
partir de l’ADN individuel, déclenche une nouvelle étape dans la médecine
préventive. Cela requiert une profonde discussion éthique. Est-ce que l’on
veut vraiment savoir tous ce qui pourrait nous arriver ? Est-ce que cela
augmente la probabilité que cela va nous arriver ?
Pour chacun j’ai un livret
personnel, signé ADN, qui vous déclare toutes les maladies que vous allez
vraisemblablement avoir !
On
doit constater que dans le monde occidental presque tous les humains sont
influencés ou dépendants du système médical. Les coûts augmentent
rapidement, les services se détériorent. Est ce que l’on est mieux ? Est-ce
que l’on veut continuer sur ce chemin ?
Il
semble que notre ambition de dominer la nature, de séparer l’esprit et le
corps nous conduit à une impasse. Donc que peut-on faire raisonnablement ?
Un nouveau regard sur
la Santé
La
médecine, au-delà de son idéal de prolonger la vie, de soigner, de guérir et
de contribuer au bien-être de l’individu, est soumise aux influences et
conditions des impératifs économiques ; d’énormes intérêts sont en jeu. Sa
vision originelle humaine et son idéal primordial de servir la vie se sont
progressivement repliés pour laisser place à une vision plus matérialiste,
pragmatique et mécaniste. Les humains sont devenus des matricules, des
numéros de dossier et des statistiques avec un corps qui est assimilé à un
véhicule mécanique.
La
médecine traditionnelle occidentale aurait-elle oublié quelque chose ?
Oui,
simplement l’âme et la dimension déterminante de l’esprit dans l’être
humain.
Une
définition plus large et centrée davantage sur l’humain ouvre le chemin à
une nouvelle approche.
La Santé est un état de
bien-être durable exalté par la libre circulation de l’énergie spirituelle,
psychique, émotionnelle et physique.
Les
principales caractéristiques de cet état d’être sont :
-
La
joie
-
La
confiance
-
La sérénité
-
L’harmonie
-
L’équilibre
-
L’enthousiasme
-
L’émerveillement
-
L’innocence
-
La
créativité
-
La fluidité
-
L’autonomie
Philosophies de la médecine
Aujourd’hui,
deux principales approches s’affrontent ou se complètent selon les pays :
D’un côté, la
médecine traditionnelle occidentale, organisée avec des équipes de techniciens
ultra compétents, des matériels de pointe et des équipements hautement
sophistiqués recherche la performance avec une volonté farouche de vaincre la
mort. Elle concentre son intelligence, ses efforts et ses moyens à la
sauvegarde, la réparation et l’entretien du corps physique à travers une vision
mécaniste.
Son action
d’assistance opérationnelle est fondée principalement sur la technologie.
De l’autre côté,
les médecines alternatives, organisées par des praticiens, formés à différentes
et multiples approches aussi bien orientales qu’occidentales. Ces médecines
s’intéressent plus particulièrement, à travers une vision holistique de l’être
humain, aux causes premières, tant sur le plan psychique, psychologique,
émotionnel que sur le plan énergétique, qui créent un désordre ou un
déséquilibre dans le corps physique. Ces médecines sont essentiellement centrées
sur la santé, le bien-être de l’individu et la libre circulation de l’énergie
vitale dans toutes les aspects de l’être humain.
Son action
d’accompagnement opérationnelle est essentiellement basée sur une connaissance
holistique de l’être humain, de ses circuits palpables et subtils et de
l’interaction des causes et de leurs effets. En outre, son action amène le
patient à se prendre en charge par une meilleure compréhension de ces liens
interactifs. Son système de traitement est fondé sur des interventions propres
à libérer les flux d’énergie vitale.
Les
intentions, attitudes et comportements de l’humain face à la Santé
La médecine
traditionnelle occidentale atteint une hyperspécialisation qui, entre autre
effet, induit une fragmentation réduisant sa vision globale de l’intégralité de
l’être humain.
Les moyens et
systèmes énormes qui ont été développés et mis en place par la médecine
traditionnelle occidentale, pour sauver, guérir et prolonger la vie des
individus, dans le confort et la compétence, ont aussi leur revers de la
médaille. Ce processus, de prise en charge totale et d’assistance sophistiquée
des individus, introduit et entretient l’idée que sans l’apport de la science
l’individu est démuni et incapable de se suffire à lui-même. Ce processus
engendre une déresponsabilisation progressive de l’individu et une soumission
grandissante à l’autorité scientifique en entraînant une perte de l’initiative
personnelle et de la prise en charge de ses comportements et attitudes.
Auparavant la
santé résultait davantage d’une prise en charge personnelle. Chacun prenait soin
de lui et de son entourage avec l’aide de moyens et procédés naturels transmis
de génération en génération.
Aujourd’hui et de plus en plus au regard de la complexité des moyens et
traitements médicaux, l’individu a pratiquement délégué sa capacité à prendre
lui-même soin de sa santé et s’en remet à l’autorité qui dit savoir.
Les désordres et
déséquilibres physiologiques et psychologiques prennent leurs racines dans la
conscience de l’homme, les véritables solutions se trouvent tout autant dans sa
conscience.
Les traitements
extérieurs sont souvent des palliatifs pour calmer, faire patienter et ne
résolvent pas toujours ni n’éradiquent les véritables causes de ces désordres ou
déséquilibres.
Une seule vision
matérialiste ne fait qu’augmenter les peurs sous-jacentes à la vie et à la mort.
L’assistanat
intense de la médecine pourrait produire un peu le même effet que certains qui
allaient à confesse : « Je fais tout ce que j’ai envie, je me confesse et je
repars à neuf pour recommencer. » c'est-à-dire que là, je vis de n’importe
quelle manière et lorsque ça ne va plus je cours chez le médecin pour pallier
mes carences ou mes excès comportementaux.
L’acceptation et
la permanence de la seule vision matérialiste éloignent l’homme du sens profond
et spirituel de la Vie. Cette séparation influence son état d’être intégral et
entretient une incohérence entre les véritables aspirations de son cœur,
conscientes ou non, et les rythmes, pressions, conditions, tentations
hypnotiques imposés par le monde matérialiste et ses mirages parfois bien
pervers. Cette incohérence amplifie l’émotionnel de l’individu jusqu’à devenir
un état de faiblesse chronique. En fait, c’est un état second implicite qui
cherche à compenser son malaise, sous-jacent et souvent non reconnu, par une
nourriture affective provenant des personnes mais aussi de biens de
consommation.
Comment
voulons-nous être en bonne santé et en même temps faire des choses ou avoir des
comportements qui portent atteinte à la Santé ? Alors...
Quel est
l’essentiel de la Vie ?
Quel sens
donnons-nous et voulons-nous donner à la Vie ?
Quel idéal de
vie choisissons-nous ?
Vision de
la Sagesse Universelle
Les causes
premières de toutes situations prennent leur source dans la conscience humaine,
les réponses aux attentes et aux véritables besoins se trouvent également dans
la conscience humaine. Toute évolution et transformation des conditions de
l’existence, du bien-être et de la santé passent incontestablement par un
changement dans la conscience et une réforme individuelle et collective de ses
paradigmes.
Une vision
seulement matérialiste accentue l’idée et la peur de la mort comme étant la fin
définitive de la vie. De manière consciente ou inconsciente, cette idée, cette
peur, dévie ou sabote nos intentions les plus pures à travers les croyances
fondamentales souterraines qui régissent nos attitudes et comportements dans
l’exercice de la Vie.
La
dysharmonie, la maladie, la souffrance proviennent de la séparation du Cœur et
de la Raison, de l’Esprit et de la Matière, au sein de la conscience de l’homme
qui a divisé ses pouvoirs en créant deux mondes distincts : le monde matériel ou
scientifique et le monde spirituel ou de la conscience. Ces deux pouvoirs, ces
deux mondes s’affrontent et s’opposent depuis que l’homme a perdu sa connexion
avec son Essence véritable, donnant naissance à la dualité ; depuis que l’homme
a voulu exercer un pouvoir, une domination sur l’autre, donnant naissance à
l’ego. Ce combat qui dure depuis des millénaires est la source de nos
souffrances, de nos maladies, de nos discordes...
La Sagesse
Universelle repose sur la réunification des contraires qui s’opposent par
l’alliance du matériel et du spirituel, de l’esprit et du corps à travers la
Conscience Universelle qui baigne, imprègne et fond toutes choses dans leur
unité originelle. Cette Conscience Universelle, invisible pour nos yeux humains,
remplit tout l’Univers de son Intelligence et de sa Sagesse. Elle est la source
de l’Amour qui organise et maintient l’ordre et la cohérence de l’Univers. Nous
pouvons tous nous connecter à cette Conscience Universelle car elle est
l’Essence subtile de notre Corps, de notre Être et de la Vie.
« Il
est important de comprendre que l’on peut surmonter toutes les limitations
humaines en s’élevant au-dessus d’elles jusqu’au niveau de conscience d’où l’on
voit qu’elles n’existent pas, qu’elles sont seulement le fruit de nos
projections mentales. Il suffit d’aimer et de chérir une telle conscience pour
qu’elle se manifeste. » (Extrait de la Vie des Maîtres de Baird T. Spalding,
1924)
Qu’est-ce
qui pourrait produire un véritable changement dans notre monde ?
La séparation du
corps et de l’esprit maintient une fragmentation qui bloque l’intégration de la
science et de la conscience.
La découverte de
l’ADN est une des plus importantes révélations de notre corps physique. Cette
hélice contient l’information unique du processus de création du corps physique
de chaque individu. L’utilisation de cette précieuse connaissance requiert une
grande sagesse pour ne porter aucune atteinte à l’intégrité de l’être humain.
La solution de
la sagesse passe par une vision holistique qui intègre tous les aspects de la
conscience et de la science.
Les états de
conscience sur lesquels l’homme centre son attention deviennent manifeste en
lui.
Pour sortir de
l’impasse, il est important d’apporter les réponses à ces questions :
Dans quelles
directions dirigeons-nous notre attention et notre énergie ?
Qu’est-ce qui
pourrait devenir véritablement essentiel pour nous aujourd’hui ?
Quel sens plus
profond pourrions-nous donner à notre vie et à nos actes ?
La création d’un
Idéal de Vie, fort et puissant, émane résolument du Cœur de l’homme qui cherche
à accomplir en lui-même la réunification des mondes séparés où la raison répond
au cœur, où le corps retrouve la subtilité et la fluidité de l’esprit, où la
matière expire l’inspiration de la conscience. Cette réunification accomplit
l’intégration qui rend l’humain autonome dans la sagesse, l’équilibre et la
liberté.
L’idéal de l’Alliance du Cœur
est l’arc-en-ciel qui réunit ce qui paraît séparé