Le Pouvoir a toujours existé.
Presque sans exception le Pouvoir a pris la forme d’un système hiérarchique
pyramidal.
Même si ce système hiérarchique
pyramidal a plus ou moins bien fonctionné, nous nous posons la question de
savoir si, aujourd’hui, avec les situations prévisibles qui s’annoncent dans
les principaux domaines planétaires comme l’économie, l’écologie et les
ressources naturelles, l’iniquité et la pauvreté…, ce système hiérarchiques
pyramidal, exercé par un petit nombres de pays dominants et une poignée
d’individus, reste vraiment approprié ?
Le présent document
introduit les causes et les effets de « l’état d’Avoir » et de
« l’état d’Etre » et examine le fonctionnement du Pouvoir à travers ces deux
états.
La Responsabilité, qui est un
acte individuel non transférable, prend sa source dans « l’état
d’Etre » alors que le Pouvoir émane davantage de « l’état d’Avoir » et ils
ne sont pas toujours interchangeables.
Dans le nouveau regard que nous
portons sur l’évolution de l’humanité, il parait indispensable de rechercher
d’abord un équilibre juste pour Tous entre le Pouvoir traditionnel et la
Responsabilité issue de « l’état d’Etre ».
La prochaine étape nous conduit
vers un monde où le Pouvoir est fondé sur une Responsabilité émanant de «
l’état d’Etre ».
L’exercice du
Pouvoir dans notre civilisation
Au cours de l’histoire de notre
humanité, très souvent pour ne pas dire toujours, le « Pouvoir » a été
l’expression de la loi du plus fort. Aujourd’hui dans nos sociétés le
« Pouvoir » est habilement maquillé par des déguisements subtils mais ses
armes et ses effets restent toujours les mêmes. Les armes du
« Pouvoir » sont la loi de la force et de l’autorité et agissent par
l’intimidation en créant par la peur l’obligation d’obéissance. Les effets
du « Pouvoir » sont la soumission, le conditionnement, la manipulation, le
maintien dans l’ignorance, la dépendance et surtout la déresponsabilisation
massive. Il est à l’origine de la souffrance des peuples.
Le « Pouvoir » confère une
autorité à celui qui est investi de pouvoir ou qui s’investit lui-même de
pouvoir. Son autorité est délimitée par sa position sur la pyramide de la
hiérarchie du « Pouvoir ».
Le « Pouvoir » est détenu par une
minorité qui soumet la majorité à obéir à ses lois et diktats.
Ceux qui ont voulu ou qui veulent exercer le « Pouvoir » au sommet de la
pyramide ont très bien compris que pour étendre leur influence il fallait
créer une échelle de délégations de pouvoir en faisant miroiter la
possibilité d’un accès à l’échelon supérieur. D’ailleurs, ce système est
largement répandu et entretenu dans tous les domaines pour stimuler la
compétition et renforcer la vanité de l’Ego.
Mais tout cela n’est qu’un jeu de
miroirs où les reflets sont pris pour la réalité en permettant à chacun de
croire à l’importance de sa personne alors que la véritable intention est de
maintenir chacun dans le rang par la flatterie et l’illusion.
Sur un plan mondial, ceux qui
exercent le « Pouvoir » en haut de la pyramide sont vraiment un tout petit
nombre. Ils imposent leurs desseins à l’humanité toute entière pour
satisfaire leurs propres intérêts. Avec une adroite mise en scène ils
érigent les règles du jeu de la vie en créant des besoins superflus et
illusoires par l’attrait et la convoitise de richesses et de biens
matériels.
Aujourd’hui, est-il encore
légitime et acceptable qu’une poignée de pays domine le monde et qu’un petit
nombre de personnes détienne les leviers de commande en décidant la
direction de la politique, de l’économie, de l’écologie, etc. pour
l’ensemble de l’humanité ?
Le « Pouvoir » entretient délibérément la fragmentation et l’absence de
visions planétaires et privilégie davantage les intérêts des plus forts au
détriment du bien être d’une grande partie de la population et de la santé
de notre planète.
Les systèmes actuels qui ont été
crée à l’origine pour répondre à des besoins d’une organisation ou d’une
nation sont-ils encore suffisamment extensibles aujourd’hui pour résoudre
les problèmes planétaires ? Ces systèmes, qui ne paraissent plus compatibles
avec les besoins actuels, créent davantage de complexité, d’instabilité et
d’incompréhension. Plus personne ne peut comprendre la totalité, les leviers
de l’ancien monde deviennent impuissants et produisent de plus en plus de
résultats aléatoires et imprévisibles. (Voir par exemple l’instabilité de
l’économie mondiale ou la gestion des ressources naturelles).
Malgré la croissance de
l’économie mondiale, les pauvres deviennent plus pauvres, la vie
communautaire dans beaucoup de pays est sérieusement perturbée par les
délocalisations, la concentration du travail dans les grandes métropoles
augmente le stress, détériore les conditions de vie et les relations.
Il est difficile de croire que le
« Pouvoir » dans sa configuration actuelle s’intéresse vraiment à améliorer
les conditions de vie de l’ensemble. Le « Pouvoir » a-t-il une véritable
volonté de s’engager à mettre tout en œuvre pour créer une vie équitable
pour Tous ?
Il est temps que l’humanité se
réveille et prenne conscience que la libération de sa soumission, de sa
dépendance et de sa servitude passe par l’engagement, la pleine et entière
responsabilité individuelle, afin de transformer le monopole du « Pouvoir »
en une Responsabilité partagée par Tous pour le bien de Tous. Il est temps
que l’humanité agisse en s’investissant individuellement de Responsabilité
pour que chacun exerce délibérément son véritable pouvoir.
Le but de notre recherche est de
proposer un chemin pour sortir de cette impasse...
La première étape décrit les
caractéristiques et les effets de « l’état d’Avoir ». Cela permet d’étudier
plus précisément le fonctionnement du « Pouvoir » dans notre monde
d’aujourd’hui.
« L’état d’Etre » qui suit
apporte une autre perspective proposant comment transformer le monopole du
« Pouvoir » en « Responsabilité partagée ».
L’Etat d’Avoir
« L’état d’Avoir » est un état de
conscience qui peut s’observer à travers différentes perspectives. Nous
avons choisi de l’examiner à travers quatre principaux points de vue qui
sont les plans de l’espace - temps, de la conscience, des modes opératoires
et du mental.
Aujourd’hui, il est communément
admis que l’Univers est multidimensionnel. Souvent les humains considèrent
que l’Univers est tridimensionnel (longueur, profondeur, largeur) et que le
temps constitue la quatrième dimension. En effet, c’est le modèle dont on se
sert pour pratiquement toutes les activités humaines, néanmoins les grands
scientifiques et philosophes ont incontestablement démontrés que le temps et
l’espace sont intrinsèquement imbriqués. Aussi, l’espace n’est pas qu’une
simple structure de longueur, largeur et profondeur mais on ignore la
structure exacte de l’espace – temps. Sur un plan plus subtil, si on utilise
nos sens extrasensoriels on peut accéder à plusieurs autres dimensions. Si
on se focalise principalement sur une des dimensions, les autres ont
tendance à devenir moins précises.
Dans « l’état d’Avoir »
l’attention est focalisée sur la course du temps et par conséquence la
perception de l’espace est réduite. Le temps c’est de l’argent !
Pouvons-nous observer un coquelicot d’un TGV en pleine vitesse ?
Dans « l’état d’Avoir »
l’attention effectue un va et vient entre le passé et le futur. Le présent
est pratiquement inexistant. Les points de référence du passé sont alors
projetés dans le futur en permanence.
Sur le plan de la conscience,
« l’état d’Avoir » trouve la source de ses croyances dans les preuves
extérieures. Ce procédé a un effet assez pervers qui fait que d’une part, la
preuve vient renforcer la croyance originelle mais que d’autre part, la
preuve devient alors la source de nouvelles croyances qui en découlent. Cela
prive l’humain de sa capacité à choisir délibérément ses véritables
croyances hors de tout conditionnement. Karl Popper, philosophe Allemand,
déclare que : « nous pouvons chercher un million de preuves et cela ne nous
apprend rien, alors que seulement une fois la preuve ne se manifeste pas et
nous avons appris quelque chose ».
Par ailleurs, « l’état d’Avoir »
crée des micros univers séparés. Les nombreux systèmes de croyances qui
servent les intérêts personnels et partisans sont à l’origine de la
fragmentation de la conscience, des incompréhensions et incompatibilités.
« L’état d’Avoir » fonctionne sur
un mode opératoire fondé sur des systèmes de comparaison, d’évaluation, de
reconnaissance, de rivalité, de gratification, de possession, de
justification...Ces systèmes servent à entretenir la convoitise et faire le
jeu du « Pouvoir ».
Les idéaux de « l’état d’Avoir »,
qui souvent sont mis en avant, sont en effet des reflets flous d’un idéal
originel détourné au profit des idéaux masqués. Prenons par exemple l’idéal
de la beauté, il est définit à travers un standard de beauté. Cela veut dire
que pour être beau il faut ressembler à ce standard. L’idéal présenté n’a
rien à voir avec l’idéal originel de la beauté qui est détourné au profit
d’un idéal économique.
« L’état d’avoir » ne concerne
pas seulement l’accès et la possession de biens matériels mais concerne
également toutes les attentes, dépendances et recherches de satisfactions
provenant de l’extérieur et des autres. La vie est ce que l’on fait à
l’extérieur et reçoit de l’extérieur. Cela est devenu une puissante croyance
collective créant une forte dépendance qui fige la conscience à l’extérieur
de soi. La créativité s’est adaptée au besoin impérieux de faire et d’avoir.
« L’état d’Avoir » est crée par
l’Ego, champion de la logique, du rationnel, de l’orgueil et de la vanité,
qui à son tour, crée à partir du mental. Il est essentiellement dirigé par
la matière. Les choses n’existent pas s’il n’y a pas de preuves tangibles
directes ou indirectes.
« L’état d’Avoir » introduit et
entretient la croyance collective qu’il faut « gagner sa vie ». Cette
croyance insensée ramène la Vie à un simple gain matériel. Cela a-t-il
vraiment du sens ?
Transformer le
Pouvoir d’Avoir en Pouvoir d’Être
Le Pouvoir d’Être la Vie, et de
ne pas croire que quelqu’un nous la donne ou puisse nous l’enlever...
Pouvons-nous acheter la Vie ?
Le Pouvoir d’Être l’Amour, et de
ne pas croire que quelqu’un puisse nous le fournir ou le reprendre...
Pouvons-nous acheter l’Amour ?
Le Pouvoir d’Être la Joie, et de
ne pas croire qu’elle peut nous arriver par un phénomène extérieur...
Pouvons-nous acheter la Joie ?
Le Pouvoir d’Être la Paix, et de
ne pas croire qu’elle provient des autres... Pouvons-nous acheter la Paix ?
Le Pouvoir d’Être la Confiance,
et de ne pas croire que ce sont les preuves ou la reconnaissance extérieures
qui en donnent l’illusion...
Pouvons-nous acheter la
Confiance ?
Le Pouvoir d’Être Responsable,
Autonome, Libre de nos véritables besoins, des profondes aspirations de nos
cœurs, et de ne pas croire qu’un bien matériel ou qu’un autre puisse les
satisfaire à notre place...
Pouvons-nous acheter la réponse à nos véritables besoins ?
Le Pouvoir d’Être Libre,
Autonome, Responsable de nos pensées, de nos émotions, de nos actes
créateurs, et de ne pas croire que nous sommes impuissants...
Pouvons-nous acheter la Liberté, l’Autonomie, la Responsabilité ?
Le Pouvoir d’Être la Source des
créations qui jalonnent et constituent la trame de notre chemin de Vie, et
de ne pas croire que la fatalité, le destin, les circonstances, les autres
en sont la cause et justifient notre attitude... Pouvons-nous acheter le
Pouvoir d’être Source ?
Le Pouvoir dans
« L’état d’Avoir »
Le « Pouvoir » est un système
pyramidal temporel créé par l’homme pour dominer l’homme. Dans notre
recherche, nous nous sommes davantage intéressés aux mécanismes du système
plutôt qu’aux hommes qui l’utilisent.
Cette exploration s’effectue à
travers le modèle de la Trinité Universelle (Voir plan du site) qui est
composée de trois éléments fondamentaux indissociables qui sont : l’Idéal,
de couleur verte, la Conscience, de couleur rose et la Créativité, de
couleur orange.

Dans « l’état d’Avoir » le « Pouvoir » est souvent considéré comme un idéal
mais la conscience qui l’inspire et la créativité qui en découle forment
ensemble un système pyramidal dans toutes ses applications.

Le « Pouvoir » recherche
idéalement la reconnaissance, la domination, la direction, la croissance et
l’argent. Le plan de conscience qui anime l’idéal du « Pouvoir » est fondé
sur l’Ego, le mental, le contrôle et surtout le conditionnement. Par rapport
à la créativité il est nécessaire de distinguer les moyens des effets. En ce
qui concerne les moyens, il est intéressant de noter que la compétition
induit le profit comme effet, que la stratégie donne une direction, que les
réseaux créent souvent la fragmentation et enfin que la manipulation
engendre la division.

La Trinité, qui permet à l’Ego, à
travers la créativité, d’atteindre son objectif d’être reconnu, se manifeste
presque exclusivement par un système pyramidal. Il est important de
remarquer que dans tous les domaines, que ce soit le domaine politique,
économique, religieux, militaire... un système pyramidal est
systématiquement installé pour soutenir l’exécution du « Pouvoir ».
Le but d’un système pyramidal est
de diviser une organisation en différentes unités pour permettre une gestion
de l’ensemble. La hiérarchie autorise une délégation d’autorité et d’autre
part, stimule une déresponsabilisation par l’application de pratiques
manipulatoires afin de se couvrir et de se protéger. Ce système cloisonné a
tendance à refermer l’organisation sur elle-même au profit de celui qui
exerce le pouvoir. Cela fonctionne plus ou moins quand l’organisation
connaît le succès. Lorsque l’organisation confronte de graves problèmes, le
« Pouvoir » devient moins opérant et change de main dans le cadre de sa
réorganisation. C’est pour cette raison que le système pyramidal est
pratiquement toujours temporel.
Dans le diagramme ci-dessous,
nous pouvons observer que le « Pouvoir », dans son sens avoué ou caché, peut
fonctionner parce qu’il entretient dans la conscience, une obligation de
« Devoir » entraînant un conditionnement basé sur la soumission et sur la
peur. Cela implique, dans la créativité, la servitude à l’obéissance
entretenue par la répression qui entraîne un stress généralisé.
En conclusion, le « Pouvoir »
s’exerce presque toujours à travers un système pyramidal. C’est quand même
très étonnant de constater que ce système pyramidal apparaît comme étant le
seul système adopté comme structure pour l’exercice du pouvoir dans tous
domaines. Pourtant, c’est un système fermé et même dans certaines
conditions, il s’avère extrêmement inefficace. Plus l’organisation est
importante et plus ce système devient rigide et contraignant pour tous ceux
qui le subissent du bas jusqu’en haut de l’échelle. Ce système hiérarchique
est-il encore adapté et extensible pour gérer les situations de l’humanité
sur le plan planétaire ?
Dans le langage courant on
associe très souvent le « Pouvoir » à la responsabilité. A aucun moment dans
notre observation de la pratique du « Pouvoir » dans « l’état d’Avoir » nous
n’avons rencontré de réelle relation entre l’exercice du pouvoir et
l’exercice de la responsabilité. Celle-ci s’exerce presque uniquement dans
le cadre d’une fonction et s’apparente davantage à une responsabilité de
devoir, évaluée par la preuve du résultat obtenu, plutôt qu’à un acte
délibéré. Souvent cette responsabilité du devoir est imposée par la norme,
la règle ou la loi et elle est rarement le fruit d’un engagement personnel.
Le Pouvoir dans « l’état d’Avoir » cloisonne la responsabilité, la dilue et
la réduit à l’exercice d’un devoir qui a pour conséquence, si ce n’est une
déresponsabilisation, en tous cas une responsabilité très limitée.
Peut-être que la véritable
responsabilité réside dans sa véritable signification ?
La Responsabilité
Tout d’abord nous avons recherché
les caractéristiques de la Responsabilité. Ce qui nous parait évident c’est
que la Responsabilité est un état de conscience qui prend ses racines dans
« l’état d’Etre ». La Responsabilité peut s’exercer à différents niveaux en
rapport avec les différents plans de conscience qui les introduisent.

La Responsabilité s’exerce en
rapport avec l’idéal de la personne, de la cité, l’entreprise, de la nation,
de l’humanité…
Les attributs de la
Responsabilité qui nous apparaissent fondamentaux sont :
- L’Engagement. La
Responsabilité implique l’engagement d’aller au-delà de l’intérêt
personnel, de prendre conscience de l’autre et de respecter la promesse
avec soi-même de réaliser l’idéal choisi.
- L’Intégrité. La
Responsabilité fait appel à un haut niveau d’intégrité pour pouvoir
reconnaître sa véritable implication dans les diverses situations de
l’existence sans chercher d’excuses ou de causes à l’extérieur.
- L’Autonomie. La
Responsabilité demande d’être autonome, c'est-à-dire de n’être soumis à
aucune dépendance
- Le Service. Le
Service est considéré ici à travers la reconnaissance de la
responsabilité individuelle consciente de son action au service de Tous.
- La Transparence. La
Responsabilité n’accepte ni ambiguïté ni ambivalence.
- Le Courage. La
Responsabilité nécessite parfois le courage d’aller au-delà ou contre la
soumission au pouvoir ou à l’autorité.
L’application de ces attributs
conduit tout naturellement à la véritable Liberté.
Comment s’exerce la
Responsabilité ?
La Responsabilité est
principalement fondée sur un idéal. Cet idéal peut être différent pour
chacun selon le plan de conscience de la personne.
Il est important d’observer que
la Responsabilité ne peut s’exercer que sur soi-même et pas sur ou pour un
autre car dans ce cas-là il ne s’agit plus de responsabilité mais de
Pouvoir.
La Responsabilité de soi concerne aussi la nature des pensées, des
intentions, des émotions, des jugements… que nous entretenons et injectons
dans la conscience. Finalement nous sommes tous individuellement
responsables de ce que nous émettons dans la conscience car ce que nous
vivons est le reflet de ce que nous avons émis auparavant.
Bien que la Responsabilité soit
individuelle, une Responsabilité collective peut émerger lorsqu’un ensemble
de personnes adhèrent à un idéal commun. La Responsabilité s’exerce alors
solidairement et elle opère comme une responsabilité partagée.
Au regard de la Trinité
Universelle (voir plan du site), la Responsabilité, pour être véritablement
effective, nécessite bien évidemment la concordance et l’alignement de
l’idéal, de la conscience et de la créativité.
Quelles sont les conséquences
engendrées par la Responsabilité ?
La prise de conscience majeure
qui attend l’humanité est d’accepter que chacun d’entre nous participe
directement ou indirectement et contribue intimement, soit par son action,
soit par son indifférence, à la création de notre monde.
De croire, que la fatalité, le
destin, l’hérédité, les circonstances, l’époque, la société, l’argent, les
autres sont la cause des situations que nous rencontrons et vivons, est un
pur déni de responsabilité individuel et collectif.
La prise de conscience
fondamentale qu’il nous reste à faire est que nous sommes tous solidairement
des co-créateurs co-responsables de la nature et des conditions des
situations dont nous faisons l’expérience à chaque instant.
C’est dans la reconnaissance et
l’acceptation de cette prise de conscience fondamentale que nous exercerons
notre véritable responsabilité.
C’est dans cette conscience que
nous comprendrons et intégrerons que ce que nous faisons à l’un, c’est à
nous-même que nous le faisons, que ce que nous enlevons à l’autre, c’est à
nous-même que nous l’enlevons, que chacun est le miroir de l’autre et qu’il
reflète directement ou indirectement un aspect, une attitude ou un
comportement conscient ou inconscient, visible ou chèrement caché de
nous-même. La conscience de soi passe par la conscience de l’autre.
C’est dans cette conscience que
nous accomplirons la cohésion, dans l’ordre et la confiance, de ce grand
corps parfait que représente l’humanité triomphante.
C’est dans cette conscience que
nous assumerons notre véritable pouvoir émanant de la responsabilité de nos
co-créations. Ce pouvoir ne sera pas un pouvoir cherchant à dominer mais un
pouvoir d’amour nous unissant tous intimement à la Vie.
Nous connaîtrons alors la joie de
l’union avec la Vie car nous serons devenus de triomphants co-créateurs de
Vie solidairement responsables de sa Splendeur manifestée.
Maintenant pour mieux appréhender
les conséquences de la Responsabilité il est nécessaire d’étudier
préalablement « l’état d’Etre » et le Pouvoir dans « l’état d’Etre ».
L’Etat d’Etre
« L’état d’Etre » est un état de
conscience stable fondé sur l’unité de la Vie. Il est pourvu de tout et se
suffit à lui-même. Il puise ses ressources dans les dons et les facultés
sans limites de l’esprit et les nobles aspirations du cœur.
Contrairement à « l’état
d’Avoir », « l’état d’Etre » perçoit et agit dans le temps présent. Ce temps
présent est un peu comme si le temps s’arrêtait sur l’instant et que le
passé et le futur deviennent inexistants. Dans « l’espace-temps », le temps
n’est pas linéaire malgré l’apparence due à une perception du mental où le
présent est un instant infiniment court. Le temps présent dans « l’état
d’Etre » devient alors un temps rayonnant dans toutes les directions qui
permet à la conscience de se connecter à d’autres dimensions de
l’espace-temps.
« L’état d’Etre » perçoit
essentiellement à travers le Ressenti qui va bien au-delà du système mental.
Le Ressenti est un état stable, libéré du processus compulsif de pensée,
d’interprétation, d’évaluation, de comparaison …permettant l’entrée en
résonance vibratoire et la syntonisation avec les vibrations de ce qui est
présent dans l’instant. Le Ressenti est le processus qui nous amène à être
en unité avec la Vie.
Au-delà de tout conditionnement,
« l’état d’Etre » crée délibérément les croyances nécessaires à
l’accomplissement de ses idéaux nobles et purs. Il est le chemin d’accès à
la Sagesse.
« L’état d’Etre » agit à l’arrière plan de toutes choses et initialise la
perception de l’intuition, de l’inspiration, des synchronicités, etc.
La Conscience issue de « l’état
d’Etre » crée les conditions essentielles pour que les Créations soient
alignées avec un Idéal élevé.
Bien évidemment « l’état
d’Etre » ne s’exprime pas dans la frénésie et l’avidité de l’Avoir. Il
demande de se libérer des émotions de peurs et des dépendances, de sortir
des conditionnements, de calmer les compulsions mentales, de développer un
état de Ressenti, d’ouvrir le Cœur, d’être conscient de l’autre et au
service de l’ensemble.
« L’état d’Etre » ressent et
manifeste une gratitude infinie et une vénération naturelle de la Vie.
Le Pouvoir dans
« l’état d’Etre »
Dans « l’état d’Etre » le Pouvoir
bien évidemment prend une signification très différente. Ce pouvoir n’est
pas un Pouvoir dominateur comme dans « l’état d’Avoir ». « L’état d’être »
confère un Pouvoir qui engendre une conscience de la Responsabilité d’où
émane un nouveau Pouvoir. Ce nouveau Pouvoir est un Pouvoir d’amour qui
relie ce qui parait séparé dans l’union fertile d’une seule et même chose.
Etant donné que la Responsabilité n’est pas transférable et qu’elle ne
s’exerce qu’individuellement, ce Pouvoir n’est compatible avec aucun système
hiérarchique.

Le Pouvoir dans « l’état d’Etre »
est le résultat d’une co-responsabilité assumée par des co-créateurs qui
s’engagent délibérément dans une équipe partageant le même Idéal. Le
système hiérarchique est ici remplacé par une structure fondée sur une
coopération solidaire. Aucun des membres de la structure n’exerce de pouvoir
sur les autres, chacun s’investit de responsabilité pour contribuer, selon
ses propres talents et compétences, à l’accomplissement de l’Idéal de la
structure. C’est une équipe qui n’investit plus de Pouvoir ses membres mais
ce sont les membres, ayant tous la même importance, qui investissent de
Pouvoir l’équipe et de ce fait en multiplie la puissance.
Observons maintenant les
attributs typiques du Pouvoir dans « l’état d’Etre » à travers les trois
composantes de la Trinité Universelle.
Dans l’Idéal, le Pouvoir
s’inspire d’une vision qui englobe l’unité, c'est-à-dire l’équilibre et la
cohésion entre l’ordre et la liberté.
Dans la Conscience, le Libre
Choix implique impérativement la prise de responsabilité qui, pour s’exercer
véritablement, fait appel à une totale intégrité et confiance. La conscience
perçoit et se manifeste dans un état de Présence vivante.
Dans la Créativité, l’Autonomie
et la coopération produisent un état de symbiose ; le lâcher prise et
l’engagement créent un état de paix ; puis la simplification et la sagesse
apportent une renaissance.

La Responsabilité est étroitement
liée au Pouvoir de « l’état d’Etre » qui, à son tour, s’unit à la
Responsabilité pour libérer un Pouvoir créateur. A travers l’exercice de la
Responsabilité, l’individu retrouve son propre et véritable Pouvoir
créateur.
L’orientation de la Trinité
Universelle n’a aucune importance mais pour une meilleure compréhension nous
inversons son orientation pour la suite de l’exposé.

Nous avons vu précédemment que le
Pouvoir dans « l’état d’Avoir » est un système pyramidal temporel où tout
est soumis à l’autorité du Pouvoir. Maintenant nous voyons que la
Responsabilité dans « l’état d’Etre » est un état coopératif intemporel où
la Responsabilité de l’un s’exerce au service de tous.
Aujourd’hui nous assistons à un
éveil de conscience qui conduit à la recherche de l’autonomie et du libre
choix. Cette recherche implique une prise de responsabilité de plus en plus
puissante de la part des individus. A travers le diagramme ci-dessous nous
unissons la trinité du Pouvoir et de la Responsabilité dans la conscience de
l’unité retrouvée de « Tous pour Un, Un pour Tous ».

De l’alignement et de la
concordance de la Conscience et de la Créativité, issue de cette union,
émerge un nouveau Pouvoir. Ce Pouvoir est un Pouvoir qui crée l’Abondance,
la Paix, l’Equité et la Solidarité. C’est le Pouvoir de la Vie !

Le Pouvoir de Vie
Pour illustrer « l’état d’Etre »
et le Pouvoir de Vie qui en émane, nous avons choisi l’image exemplaire du
Corps Humain.
Lorsque nous portons un regard
dépourvu d’à priori ou de préjugés et que nous ressentons le processus actif
de la Vie à travers le Corps Humain, nous découvrons avec émerveillement et
gratitude la Perfection que l’Intelligence créatrice a initialisée pour
manifester la Vie sur le plan physique.
Tout le processus de Vie du Corps
Humain est fondé sur l’unité de toutes les parties, l’autonomie et la
responsabilité de chaque partie et le service de tous au profit de
l’ensemble.
Le système artériel et veineux
irrigue et nourrit équitablement avec précision, par le débit parfaitement
dosé du sang de Vie, chaque cellule ou groupe de cellules de tous les
tissus.
Le système nerveux, à travers les
fibres sensibles de ses ramifications très sophistiquées, perçoit les
besoins vitaux des cellules, transmet l’information aux organes
centralisateurs et achemine en retour aux cellules concernées l’information
des corrections planifiées par les organes régulateurs.
Sans trop détailler l’inouïe
Splendeur et Perfection des processus de Vie du Corps Humain, il est
remarquable d’observer et de prendre conscience qu’aucune cellule ou groupe
de cellules, aucun organe ou chaîne d’organes, ne cherchent à posséder, à
accumuler, à discriminer, à appauvrir, à dominer pour son seul profit. Tous
contribuent à l’enrichissement de chacun et chacun concourre au bien-être de
l’ensemble dans une pleine confiance en l’abondance.
Le Corps Humain est composé
d’environ 60 milliards de cellules qui cohabitent et agissent toutes
ensemble dans la parfaite unité de la Trinité Universelle (voir plan du
site) où chaque cellule, adhère totalement à l’Idéal de Vie, entretient une
conscience de la Vie et crée une abondance de Vie.
Mais qu’est-ce qui crée un
dysfonctionnement et altère le processus de Vie du Corps Humain ?
Très certainement, ce sont les
systèmes de croyances erronées de pénurie et de manque, les superstitions
qui attisent la convoitise, l’avidité et la cupidité, les jugements
discriminatoires, les exclusions ségrégationnistes, les conditionnements
aveugles ... qui sont idéalisés dans la conscience et le mental de « l’état
d’Avoir » en créant des dépendances mortifères et de puissantes émotions de
peurs, conscientes ou inconscientes, qui sont la source des désorganisations
et dysfonctionnements cellulaires.
Si nous transposons cette
extraordinaire Perfection et Abondance de Vie manifestées par le Corps
Humain à l’Humanité, où chaque individu représente une cellule de son grand
Corps, nous avons tous, individuellement, qui que nous soyons, largement de
quoi nous questionner quant à la nature de nos propres attitudes et
comportements. Nous pouvons tous tirer les enseignements que nous inspirent
la fantastique solidarité et cohésion des cellules qui vibrent également en
harmonie avec les rythmes et les cycles naturels de la Nature et de
l’Univers.
Le temps pressant est maintenant
venu pour chacun d’entre nous de se libérer des systèmes de pensées erronées
et limitantes, des émotions de peurs fossiles et d’éveiller en lui la
conscience de « l’état d’Etre », Porteur de Vie, afin d’élever tous ensemble
l’Humanité dans la Conscience de l’Abondance de la Vie.
Pour participer et contribuer
tous ensemble à cette conscience de l’Abondance de la Vie, nous sommes tous
invités à ressentir, intégrer et accomplir ce merveilleux Engagement de
Vie...
Engagement de Vie
Ô Humanité, Fille du
divin Créateur, Fils de l’Intelligence infiniment sage, Enfant des étoiles
né de l’Amour du Ciel et de la Terre, bercé par les tendres flots des
océans, porté par les terres généreuses d’abondance...
Que ta Vie soit une prière vivante de joie et
de gratitude,
Que ta Vie soit une source jaillissante
d’émerveillement et de splendeur,
Que ta Vie soit une bénédiction de grâce et de
sagesse,
Que ta Vie soit un éveil intrépide dans
l’élévation de ta conscience,
Que ta Vie soit une action de foi et de
courage,
Que ta Vie soit un engagement de noblesse et
d’honneur,
Que ta Vie soit un défi de loyauté et d’audace,
Que ta Vie soit une quête de responsabilité et
de solidarité,
Que ta Vie soit une inspiration de douceur et
de tendresse,
Que ta Vie soit un enjeu de paix et d’harmonie,
Que ta Vie soit une offrande de liberté et de
bonté,
Que ta Vie soit un hymne vibrant de vie au
service de la Vie,
Que ta Vie soit le miracle sans cesse renouvelé
de l’amour car tu es la Vie de cet Amour et l’Amour de cette Vie.
